IONOSPHÈRES, 23 mai à Dahdah, 24 mai à l'Atelier
Publié le 9 Mai 2014
vendredi samedi
23 mai et 24 mai
à partir de 20h30
2 concerts, 2 expériences ionosphériques
dans une version intimiste à Ciné'Dahdah, dans une forme déployée à l'Atelier
Joël Massey présentera
IONOSPHÈRES
un concert radioélectrique improvisé.
Le principe de cette performance vidéoacoustique est de capter les ondes radio dans la bande dite “décamétrique” couvrant 1,6 Mhz à 40 Mhz et d'utiliser les signaux reçus pour diffuser des sons diverses, telles que voix radiophoniques, signaux de balises, transmission numérique de messages, signaux télégraphiques (morse) ainsi que les bruits de fond électriques et atmosphériques. L'installation consiste en l'utilisation de plusieurs récepteurs de radio spéciaux ondes courtes, modèles anciens (analogiques) de construction professionnelle ou militaire, dirigeant leurs signaux audio vers une console de mixage, permettant au musicien bruitiste d'improviser le mélange des sons selon les conditions de réception et de propagation des ondes afin de proposer un voyage sonore au public.
Un complément à ce dispositif permet d'utiliser ces signaux audio pour créer des images vidéographiques projetées par l'usage d'un oscillographe cathodique en fonction “figures de Lissajous”, dont le tracé est capturé par une vidéo suivi d'une ancienne régie d'effets analogique.
Les images colorées et vibratoires ainsi créés et projetées sont en parfait synchronisme avec les sons diffusés et spatialisés par un système de sonorisation multivoies. Chaque concert est différent, car les conditions de propagation et de réflexion par l'ionosphère sont sans cesse variables.
A l'Atelier, le samedi 24, le concert de Joël sera suivi de
la projection du film
« Etendue sauvage et désolée »
une adaptation d'extraits de textes d'Edward Bond
réalisé par Ornella Farges
membre du collectif belge Gogolplex (http://gogolplex.be)
accompagnée par les musiciens Olof Me et Macda
Intime conviction qu'un jour nous serons moins, que nous marcherons dans un désert de cendres et que tout sera à reconstruire, différemment. Que, quelque soit la cause (nucléaire, écologique, virale, économique...), nous allons vers un désert. Peut-être m'est-il plus facile de parler de l'après que du monde tel qu'il est aujourd'hui, celui qui nous conduit vers le désert. Le désert pour nos sociétés “développées“, est synonyme de mort (famine, sécheresse, épidémie..), les images des journaux télévisés le confirment : on ne vit pas ou peu, on meurt dans le désert. Ce que je cherche ce sont les sursauts d'humanité des hommes, en situation de survie, privés de repères, face qu désert, face à la solitude, face à la mort. Comment utiliserons-nous le temps qu'impartit implicitement la notion de survie ? Selon qui nous sommes ? Me battrais-je pour vivre le plus longtemps possible ou chercherais-je et donnerais-je un sens à ce temps, un sens humain, pour rester humain ? Que veut dire « être humain » ? « ...la pièce présente donc un monde inhumain – le seul monde qui soit – et les situations déterminent ensuite qui nous sommes... » (…) « ...- comment je rend la situation humaine ou comment j'agis humainement dans cette situation... » (E.Bond)
Les deux soirs vous pouvez venir partager un repas à partir de 20h30, le concert commencera ensuite.
Il y aura un repas et une caisse à prix libre.
Ciné'Dahdah, 14 bd Dahdah, 13004
L'Atelier, 18 rue Benedit, 13004