Dimanche 25 Avril : Lucie Thierry et Eliane de Latour

Publié le 21 Avril 2010

Autoretrato de Jeff Denisse-Philippot et Hélène Michalovitch
Vidéo, 4'22", 2003
Avec la présence de Hélène Michalovitch

Vidéo-Danse-Tourné-Monté
Réalisé lors d'un stage avec Mark Tompkins
Le flou, le net, le reflet, un oeil

 

Poussière de femmes de Lucie Thierry
Documentaire, 52', Burkina Faso, 2007

Avec la présence de Lucie Thierry

 

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Des silhouettes féminines marchent dans l’obscurité, dans un silence rompu seulement par le claquement de leurs tongs. Elles se rendent sur leur lieu de travail, les rues de Ouagadougou. Un nouveau bruit, tout aussi léger et régulier, se fait bientôt entendre : celui des petits balais sans manche qu’elles passent méticuleusement sur la route. Ces femmes, issues de milieux défavorisés, appartiennent à la Brigade verte, une association qui travaille pour la mairie. Le dos cassé en deux, elles dépoussièrent les artères de la capitale du Burkina Faso avant son réveil. Un travail ingrat, rétribué chichement, méprisé par les hommes et les jeunes, rendu dangereux par les voitures et les mobylettes, mais assurément utile.

«Au début, se souvient l’une d’elles, engagée dans la Brigade verte depuis dix ans, il fallait gratter la route avec des pioches pour voir le goudron. Il était complètement recouvert de terre. C’était tellement sale que ça ne donnait pas envie de balayer. Mais, aujourd’hui, ça a diminué.» Même relative, cette nouvelle propreté a permis la plantation d’arbres, et Mariam, Eugénie et Ramata sont fières de cette amélioration. À travers leur modeste tâche, ces femmes qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer évoquent leur condition, la polygamie, la pauvreté, l’analphabétisme… Livrés sans commentaires, autant de témoignages réalistes et touchants.

http://luciethierry.wordpress.com/

 

Contes et Décomptes de la Cour de Eliane de Latour

Documentaire, 80', Niger, 1992

 

Contes-et-Decomptes-de-la-Cour.jpg

 

Portrait de quatre femmes nigériennes recluses dans un harem.

Depuis l'intronisation d'un chef de canton du Niger, ses quatre co-épouses ont changé de mode de vie. La famille vivait autrefois à Maradi, les femmes étaient libres d'aller et venir, de commercer. Elles habitent maintenant dans leur petit village d'origine, cloîtrées dans la maison loin des regards indiscrets. Leur enfermement selon la tradition islamique est une des marques de la nouvelle dignité de leur mari.

Pourtant, grâce à des intermédiaires, ces femmes mènent des affaires pour leur propre compte (commerce de différents produits, fabrication d'huile d'arachide, culture de jardins). Une partie de leur budget est destinée au trousseau (contre dot) de leurs filles ; elles le constituent à l'aide de leurs parentes et amies avec lesquelles elles entrent dans un système d'échange et d'obligation. Ainsi, par la circulation des objets, elles continuent à participer à la vie sociale.

Tout en se livrant à leurs activités, elles dévoilent au cours de conversations leurs pensées sur la jalousie, leur position de femme respectée et de mère de "princes", l'enfermement complet ou non.

 

http://www.africultures.com/php/index.php?nav=personne&no=3242

Rédigé par cinedahdah

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